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Quelques jours après un affrontement de toute beauté à Hambourg, où il avait frôlé la victoire, Lleyton Hewitt écopait de la délicate mission de barrer la route d'un 3e sacre consécutif de Rafael Nadal à Roland Garros. Rien n'y a fait. Malgré une belle réaction d'orgueil, l'Australien, comme l'année dernière en 16es de finale, a dû subir la loi du taurillon de Manacor, qui n'a toujours pas perdu un set depuis le début des Internationaux de France.
Un seul homme sur le terrain
Le ton était d'ailleurs donné tout de suite. Au bout d'un petit quart d'heure, Lleyton Hewitt accusait déjà quatre jeux et deux breaks de retard (4/0). Le Majorquin profitait au maximum du faible pourcentage de premier service de l'Australien (48 %) pour mettre la pression sur son adversaire. Entre deux combattants, c'est la main de l'Aussie qui touchait la table dans ce bras de fer. Nadal gérait tranquillement son avance pour remporter ce premier set en 36 minutes (6/3) puis repartait au combat dès l'entame du 2e set tandis qu'Hewitt n'arrivait toujours pas à solutionner son problème sur ses mises en jeu. Agressé à chaque 2e balle (1 point remporté sur 7), l'Australien commettait en plus de nombreuses fautes directes (12 à 5), ce qu'il avait plutôt réussi à éviter jusque là. Cela tournait donc à la démonstration : en une heure, le Majorquin assommait ainsi son adversaire, menant déjà deux manches à rien avec un score en plus difficile à encaisser (6/3 6/1).
Hewitt s'est battu
Mais quand on a été numéro 1 mondial, on a forcément de l'orgueil. Après avoir déjà remonté un handicap de deux sets face à Gaston Gaudio au 2e tour, l'Australien réagissait en champion. Dos au mur, il lâchait donc ses coups, prenait le jeu à son compte et renvoyait l'Espagnol dans les cordes. Bousculé, Rafael Nadal tenait grâce à son exceptionnel jeu de défense, au point de faire craquer Hewitt à 5/5 sur son service. Mais là encore, le tombeur de Jarkko Nieminen au tour précédent montrait qu'il avait du c½ur. Avec panache, il débreakait dans la foulée pour s'offrir un tie-break. Les rôles s'inversaient. Au jeu du chat et la souris, c'est Hewitt qui tenait le fromage et Nadal qui courait après. Mais à la fin, l'objet du désir se trouvait bien dans la gueule de l'Espagnol. Mené 2/0 puis 4/2 et 5/4, le Majorquin revenait à chaque fois et pliait l'affaire en 2h20 de jeu sur un coup droit dans le filet d'Hewitt (6/3 6/1 7/6). Au prochain tour, il retrouvera son maître, Carlos Moya mais après cette nouvelle démonstration de force, on a des doutes sur la réelle identité de l'élève
Mentor de son cadet
Finaliste de l'Open d'Australie à 19 ans, vainqueur de son unique Grand Chelem à 21 et numéro un mondial à 22, Carlos Moya a connu ensuite une longue éclipse due à de sévères problèmes de dos. Il est revenu plus tard parmi les dix premiers, mais sans connaître la même réussite. Et apprécie d'autant mieux la bonne fortune qui est la sienne aujourd'hui. « J'essaie de profiter au mieux de ce que je sais être mes dernières années de tennis, poursuit Moya. Quand on a vingt ans, on ne pense même pas à la fin de sa carrière. Alors que maintenant, il arrive que cela me traverse l'esprit. Je me dis que je n'ai plus peut-être qu'une ou deux chances de revenir ici. »
En quarts de finale demain, le Majorquin en retrouvera un autre, désormais plus célèbre et plus titré que lui, même s'il n'a que 21 ans : l'incontournable Rafael Nadal. Le double vainqueur de Roland-Garros faisait face à un véritable test hier, en retrouvant ce Lleyton Hewitt qui l'avait épuisé en demi-finale d'Hambourg, avant de le déposer cuit à l'étouffée dans la raquette de Federer pour la finale. Mais cette fois Nadal a été particulièrement vigilant, s'imposant 6-3, 6-1, 7-6 pour parvenir en quarts de finale sans avoir perdu le moindre petit set. « Je respecte beaucoup Lleyton, je sais qu'il est capable de me battre, confirme Nadal, enchanté à l'idée d'affronter son compatriote Moya pour une place en demi-finale. De tous les joueurs du circuit, c'est bien contre lui que ça m'ennuierait le moins de perdre. »
Mentor de son cadet dans ses jeunes années et récent partenaire de double au Tournoi de Rome, Carlos Moya oppose pourtant une modestie de bon aloi, lorsque l'on évoque son impact sur son cadet. « Il n'a rien appris de moi et s'il a appris quelque chose, il l'a fait beaucoup mieux que moi, rigole l'aîné des deux Majorquins. Il a toujours eu sa propre équipe, je n'ai fait que répondre aux questions qu'il me posait. »
Le fait de se retrouver de chaque côté d'un court de tennis va tout de même bouleverser les habitudes quotidiennes des deux joueurs, dont les duels sont plus souvent organisés avec une PlayStation au bout des doigts. Et ils sont beaucoup plus chatouilleux sur le nom du vainqueur que lorsqu'il s'agit de tennis.
Quelques jours après un affrontement de toute beauté à Hambourg, où il avait frôlé la victoire, Lleyton Hewitt écopait de la délicate mission de barrer la route d'un 3e sacre consécutif de Rafael Nadal à Roland Garros. Rien n'y a fait. Malgré une belle réaction d'orgueil, l'Australien, comme l'année dernière en 16es de finale, a dû subir la loi du taurillon de Manacor, qui n'a toujours pas perdu un set depuis le début des Internationaux de France.
Un seul homme sur le terrain
Le ton était d'ailleurs donné tout de suite. Au bout d'un petit quart d'heure, Lleyton Hewitt accusait déjà quatre jeux et deux breaks de retard (4/0). Le Majorquin profitait au maximum du faible pourcentage de premier service de l'Australien (48 %) pour mettre la pression sur son adversaire. Entre deux combattants, c'est la main de l'Aussie qui touchait la table dans ce bras de fer. Nadal gérait tranquillement son avance pour remporter ce premier set en 36 minutes (6/3) puis repartait au combat dès l'entame du 2e set tandis qu'Hewitt n'arrivait toujours pas à solutionner son problème sur ses mises en jeu. Agressé à chaque 2e balle (1 point remporté sur 7), l'Australien commettait en plus de nombreuses fautes directes (12 à 5), ce qu'il avait plutôt réussi à éviter jusque là. Cela tournait donc à la démonstration : en une heure, le Majorquin assommait ainsi son adversaire, menant déjà deux manches à rien avec un score en plus difficile à encaisser (6/3 6/1).
Hewitt s'est battu
Mais quand on a été numéro 1 mondial, on a forcément de l'orgueil. Après avoir déjà remonté un handicap de deux sets face à Gaston Gaudio au 2e tour, l'Australien réagissait en champion. Dos au mur, il lâchait donc ses coups, prenait le jeu à son compte et renvoyait l'Espagnol dans les cordes. Bousculé, Rafael Nadal tenait grâce à son exceptionnel jeu de défense, au point de faire craquer Hewitt à 5/5 sur son service. Mais là encore, le tombeur de Jarkko Nieminen au tour précédent montrait qu'il avait du c½ur. Avec panache, il débreakait dans la foulée pour s'offrir un tie-break. Les rôles s'inversaient. Au jeu du chat et la souris, c'est Hewitt qui tenait le fromage et Nadal qui courait après. Mais à la fin, l'objet du désir se trouvait bien dans la gueule de l'Espagnol. Mené 2/0 puis 4/2 et 5/4, le Majorquin revenait à chaque fois et pliait l'affaire en 2h20 de jeu sur un coup droit dans le filet d'Hewitt (6/3 6/1 7/6). Au prochain tour, il retrouvera son maître, Carlos Moya mais après cette nouvelle démonstration de force, on a des doutes sur la réelle identité de l'élève
Source: Sport 24
Mentor de son cadet
Finaliste de l'Open d'Australie à 19 ans, vainqueur de son unique Grand Chelem à 21 et numéro un mondial à 22, Carlos Moya a connu ensuite une longue éclipse due à de sévères problèmes de dos. Il est revenu plus tard parmi les dix premiers, mais sans connaître la même réussite. Et apprécie d'autant mieux la bonne fortune qui est la sienne aujourd'hui. « J'essaie de profiter au mieux de ce que je sais être mes dernières années de tennis, poursuit Moya. Quand on a vingt ans, on ne pense même pas à la fin de sa carrière. Alors que maintenant, il arrive que cela me traverse l'esprit. Je me dis que je n'ai plus peut-être qu'une ou deux chances de revenir ici. »
En quarts de finale demain, le Majorquin en retrouvera un autre, désormais plus célèbre et plus titré que lui, même s'il n'a que 21 ans : l'incontournable Rafael Nadal. Le double vainqueur de Roland-Garros faisait face à un véritable test hier, en retrouvant ce Lleyton Hewitt qui l'avait épuisé en demi-finale d'Hambourg, avant de le déposer cuit à l'étouffée dans la raquette de Federer pour la finale. Mais cette fois Nadal a été particulièrement vigilant, s'imposant 6-3, 6-1, 7-6 pour parvenir en quarts de finale sans avoir perdu le moindre petit set. « Je respecte beaucoup Lleyton, je sais qu'il est capable de me battre, confirme Nadal, enchanté à l'idée d'affronter son compatriote Moya pour une place en demi-finale. De tous les joueurs du circuit, c'est bien contre lui que ça m'ennuierait le moins de perdre. »
Mentor de son cadet dans ses jeunes années et récent partenaire de double au Tournoi de Rome, Carlos Moya oppose pourtant une modestie de bon aloi, lorsque l'on évoque son impact sur son cadet. « Il n'a rien appris de moi et s'il a appris quelque chose, il l'a fait beaucoup mieux que moi, rigole l'aîné des deux Majorquins. Il a toujours eu sa propre équipe, je n'ai fait que répondre aux questions qu'il me posait. »
Le fait de se retrouver de chaque côté d'un court de tennis va tout de même bouleverser les habitudes quotidiennes des deux joueurs, dont les duels sont plus souvent organisés avec une PlayStation au bout des doigts. Et ils sont beaucoup plus chatouilleux sur le nom du vainqueur que lorsqu'il s'agit de tennis.
Source: Figaro
